Un projet dans le projet ?

Comme d’autres, nous pensons que la scolarité occupe une place trop importante dans la vie des enfants et, surtout, des adolescents. Nous aimerions qu’ils puissent apprendre tout ce que nous n’avons pas ou peu appris : la menuiserie, la couture, la pêche, la vie en groupe et la prise de décisions collectives, la cuisine, les arts martiaux, la mécanique…

Si cela n’est pas au cœur de notre projet scolaire, c’est parce que nous ne sommes pas compétents dans tous ces domaines, dont la liste peut encore se prolonger, et que le temps n’est pas extensible. Il y a donc des choix à faire. Ils nous semblent relever de la collectivité car, au-delà du simple constat des intervenants disponibles, ils impliquent une idée de ce que l’on souhaite transmettre collectivement aux plus jeunes, donc une idée de la société comme elle est et comme elle devrait être. Bien sûr, ce que l’on enseigne à l’école comporte aussi une dimension idéologique, de même que la façon dont sont organisés les rapports entre ceux qui la fréquentent, mais pas dans la même mesure.

Nous aimerions donc aussi, en parallèle du projet scolaire que nous portons, participer avec d’autres à l’élaboration d’une autre instance éducative, où il serait question de savoir-faire mais aussi de valeurs, et au profit de laquelle une partie de la semaine pourrait être dégagée, surtout si l’école se recentre en partie sur l’instruction. Mais cela ne dépend pas que de nous.